Bangalore, la métropole indienne en pleine deuxième vague IT centrée sur les startups

Bonjour à tous,

Quand on vous dit Bangalore (Bengaluru) vous pensez à quoi ? Pour les personnes informées c’est LA ville indienne du secteur IT. L’avantage ? Pleins d’ingénieurs et de développeurs pour des coûts beaucoup plus faibles qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Ainsi la ville s’est faite une réputation dans la sous-traitance et l’externalisation informatique (outsourcing).

bangalore

En dehors de cela et de l’aérospatial il n’y a pas grand chose à voir. Si l’aéroport est tout neuf et que la fibre optique est présente, (juste un câble en plus à rajouter dans la rue) les routes et les infrastructures sont très laborieuses. Le métro commence à arriver (quelques stations pour le moment) mais prend beaucoup de retard. Tous les contrastes d’une ville à la fois très à la pointe technologiquement avec ses hubs tech dans les banlieues où tout est parfait et le centre plus contrasté.

Les points forts de Bangalore

  • Principal Hub tech et startup d’Inde (devant sa concurrente Hyderabad et les métropoles Mumbai et Delhi).
  • Beaucoup de développeurs abordables (peut-être la seule ville où c’est le cas dans le monde !)
  • Situation entre l’Asie du sud et le moyen orient, deux marchés émergents.
  • Marché Indien en forte croissance, en voie de devenir le premier pays par rapport nombre d’habitant dans le monde (d’ailleurs Amazon s’est récemment introduit sur ce marché).
  • Encore beaucoup d’opportunités
  • Fibre optique présente (mais nécessité d’avoir deux connexions afin de pouvoir parer les éventuelle coupures)
  • La langue anglaise est maitrisée par le plupart des personnes (seule langue commune à tous les Etats)
  • Présence de Google, Microsoft, Yahoo!, Amazon, Dell, HP, IBM…
  • De plus en plus d’événements, incubateurs etc.
Equipe Bullfinch et moi
Une partie de l’équipe de Bullfinch Software et moi.

Une 1ère vague centrée sur l’outsourcing

C’est dans les années 1990 que cette métropole s’est vraiment spécialisée. Cela lui a permit de se développer rapidement dans le secteur et de former un gros contingent de développeurs et ingénieurs. La ville possède de nombreuses universités très bonnes dans ce domaine.

La première phase a eu lieue avec la création de Electronic City, un park IT en banlieue de Bangalore, par Keonics en 1978. Mais l’économie Indienne s’est vraiment ouverte dans les années 1990, ce dont a profité tout le secteur informatique de la ville. Ainsi, est créé un second park, l’International Tech Park, situé à Whitefield une autre banlieue de Bangalore. Un « IT corridor » relie les deux zones. Très rapidement la qualité des ingénieurs et les faibles coûts font de la ville la principale destination pour la sous-traitance dans le domaine.

Des grosses entreprises s’y sont ainsi implantées (Google, Microsoft, Yahoo!, Amazon, Dell, HP, IBM, Cognizant…) et des grandes SSII y sont nées : Infosys, Wipro, TCS,…

Une deuxième vague… startup !

Si dans ces grands parks informatiques on retrouve quelques incubateurs ou espaces de co-working, les startups se situent principalement en ville… au milieu des habitations et des magasins. Il n’y a pas de lieu spécifique où elles sont regroupées (même si c’est « plus » dans le centre ou le nord de la ville).

Construkt Festival logo

Aujourd’hui de plus en plus de concours et événements ont lieu comme le Construkt Festival. De même des incubateurs et accélérateurs se sont ouverts (même si la qualité n’est pas forcément au rendez-vous pour tous). Les entreprises américaines y ouvrent, aussi, les leurs comme Microsoft Venture.

De plus en plus de jeunes se lancent dans l’aventure entrepreneurial alors que ce n’est pas dans la culture du pays. Ce sont, donc, principalement des personnes ayant étudiées aux Etats-Unis et en Angleterre et ayant travaillé pour des startups ou des grands groupes de la silicon valley. Par ailleurs, nombreux sont ceux ayant essayé de créer une entreprise à San Francisco avant de revenir en Inde. Cela s’explique par la difficulté d’avoir des visas, de l’environnement moins concurrentiel dans leur pays (pleins d’opportunités) et de la volonté de participer à cet essor de l’Inde. Ils apportent avec eux tout leur savoir faire et la culture américaine de l’entrepreneuriat. D’ailleurs les investisseurs indiens étant frileux ce sont là aussi des anciens de la Silicon Valley ayant réussit qui sont les plus actifs.

Ainsi, de plus en plus de startups sont crées. Même si on retrouve encore beaucoup d’agences spécialisées en outsourcing. Certaines vont, par exemple, fonctionner sur un modèle hybride de prestataire pour le développement et aussi d’éditeurs de sites ou applications mobiles (ex : Bullfinch). Et, en plus des copycats de Amazon, uber etc. (mais adaptés au marché local), des startups innovantes apparaissent comme Weavedin dans le retail. Ainsi, Facebook y a racheté sa première startup il y a peu de temps : Little Eye Labs. La diversification se fait aussi avec l’apparition d’agences de communications digitales.

C’est tout un écosystème qui se met en place avec : développeurs et entrepreneurs, des grosses SSII, des investisseurs, des structures d’accompagnements et un fort appui de la grande communauté indienne de la Silicon Valley !

A bientôt,

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Etudiant en année de césure. Passionné par le web, les nouvelles technologies, l'entrepreneuriat et les voyages !